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DIRECTION DES LIBERTES PUBLIQUES
ET DES
AFFAIRES JURIDIQUES
SOUS-DIRECTION DE LA CIRCULATION
ET DE LA
SECURITE ROUTIERES
PARIS,
le 25 MAI 2004
BUREAU
DE LA SURVEILLANCE DU RESEAU ROUTIER
Réf. à
rappeler : FLM/JF LIB/15/ N°
Règlement-type-épreuves cyclistes.doc
Affaire
suivie par : François Leclere-Marin
: 01
40 07 24 54
: 01
40 07 60 54
CIRCULAIRE NOR INTD0400063C
LE
MINISTRE DE L’INTERIEUR,
DE LA
SECURITE INTERIEURE ET DES LIBERTES LOCALES
A
MESDAMES ET MESSIEURS LES PREFETS
MONSIEUR LE PREFET DE POLICE
OBJET
: Règlement type des épreuves cycliste sur la voie publique.
REFER
: Loi sur le sport n° 84-610 du 16 Juillet 1984 (art. 17) et décret n°
55-1366 du 18 octobre1955.
P.J.
:
Règlement-type des épreuves cyclistes. Fédération Française de Cyclisme (FFC).
Je vous
prie de bien vouloir trouver ci-joint le nouveau règlement-type des épreuves
cyclistes visé en objet. Ce document, établi par la Fédération Française de
Cyclisme (F.F.C.), fédération délégataire de la discipline
concernée est applicable dès la saison 2004.
Je vous
rappelle que : « toute épreuve, course ou compétition sportive devant se
disputer en totalité ou en partie sur la voie publique, exige pour pouvoir
se dérouler, l’obtention préalable par les organisateurs, d’une
autorisation administrative délivrée dans les conditions et sous les
garanties définies par le présent décret ». (Décret n° 55-1366 du 18 octobre
1955 – art. 1er).
Les
principales modifications intervenues dans ce nouveau règlement, qui
s’impose pour toutes les épreuves cyclistes, y compris celles non organisées
par ou sous l’égide de la Fédération Française de Cyclisme sont notamment
:
1. Le passage de 190 à
200 du nombre maximum de participants sur une épreuve,
sauf en
ce qui concerne les « cyclosportives » qui peuvent regrouper parfois
plusieurs milliers de concurrents.
2. Les « cyclosportives » sont des compétitions et à ce titre soumises à
autorisation et non plus à simple déclaration
(les
règles spécifiques sont précisées au point 5.4 du règlement).
3. Les dispositions de sécurité de la course, notamment en ce qui concerne
l’encadrement médical, sont clairement définies au 4.3 du règlement.
Vous
noterez l’abandon dans ce règlement de la notion de « poste de secours »,
et l’obligation pour les secouristes d’être au minimum titulaires de
l’attestation de formation aux premiers secours.
4. L’obligation du port du casque pour tous les participants sur toutes les
épreuves.
5. La mobilité des signaleurs qui, dans le cas des épreuves en ligne ou par
étapes, pourront êtrevéhiculés d’un point à un autre du parcours
(point
6.6 du règlement).
Enfin,
je vous rappelle que les manifestations ou randonnées organisées notamment
sous le couvert de la Fédération Française de Cyclotourisme, qui excluent
la compétition et se déroulent dans le respect stricte du code de la route,
ne nécessitent pas a priori la présence de signaleurs. Il vous appartient,
notamment lorsque le nombre de participants est très élevé (parfois
plusieurs milliers), d’apprécier l’opportunité de déroger à ce principe.
Pour le ministre de l’intérieur et par délégation,
le
directeur des libertés publiques et des affaires juridiques
Stéphane FRATACCI
1. Préambule
Ce
règlement s'applique à toute épreuve, compétition ou manifestation à
caractère sportif, se déroulant en tout ou partie sur une voie ouverte à la
circulation publique, donnant lieu ou non à classement et (ou) prise de
temps, soit en fonction de la plus grande vitesse réalisée, soit d'une
moyenne imposée sur une partie quelconque du parcours. Ces organisations
peuvent avoir lieu sur un parcours en boucle ou circuit, de ville à ville,
ou par étapes.
Tout
organisateur d'une épreuve cycliste sur la voie publique doit avoir présent
à l'esprit que la sécurité est prioritaire, aussi bien pour les compétiteurs
que pour les spectateurs et l'environnement. Il doit prendre, en
conséquence, toutes les mesures nécessaires pour assurer cette sécurité.
Pour cela, il doit en tenir compte dans la conception de son organisation.
Organiser une épreuve cycliste est une action sérieuse et responsable où
tout doit être étudié, reconnu et déterminé minutieusement, tant sur
les détails du parcours que sur les aménagements techniques, du départ
jusqu'à l'arrivée.
La Fédération Française de Cyclisme étant fédération délégataire, elle est
la seule à pouvoir faire disputer des épreuves attribuant des titres de
"champion de France".
Elle est seule habilitée à faire disputer des épreuves ouvertes aux coureurs
titulaires d'une licence "élite", ayant un contrat de travail avec un groupe
sportif déclaré auprès de la Fédération internationale de tutelle (Union
Cycliste Internationale).
Les
fédérations affinitaires agrées organisent - y compris en aménageant leurs
règlements sportifs fédéraux les championnats départementaux, régionaux et
nationaux de leurs sociétaires en précisant "championnat départemental,
régional ou national de la fédération concernée".
2. Autorisation administrative
2.1 Délais
Toutes
les épreuves cyclistes devront être soumises à autorisation de la part des
préfectures, quelque soit le nombre de participants. Chaque demande
d'autorisation d'organiser devra être déposée, au moins six semaines avant
la date d'organisation, dans le cas d'une épreuve se disputant sur un seul
département, trois mois avant la date d'organisation dans le cas d'une
épreuve traversant plusieurs départements.
2.2 Parcours
Un plan
détaillé des sites de départ et d'arrivée, ainsi que l'itinéraire précis du
parcours emprunté devront être joints aux documents remis en préfecture.
2.3 Nombre de participants
Toutes
les compétitions cyclistes devront être soumises à autorisation de la part
des organisateurs, quel que soit le nombre de participants. Il est précisé
que, sauf dans le cas des épreuves « cyclosportives», dont certaines
peuvent regrouper plusieurs milliers de participants, ce nombre ne peut
pas excéder 200.
2.4 Signaleurs
Si
l’épreuve bénéficie d’une priorité de passage et conformément aux
dispositions :
- du
décret n° 92-754 du 3 août 1992
- de
l’arrêté du 26 août 1992,
- de la
circulaire ministérielle NOR/INT/D/92/00284/C du 8 octobre 1992,
- de la
circulaire ministérielle NOR/INT/D/93/00158/C du 22 juillet 1993,
la
présence de signaleurs doit être prévue sur l'ensemble des points
stratégiques du parcours et notamment aux endroits où il faut rendre la
course prioritaire. Leur emplacement doit être matérialisé sur le descriptif
du parcours.
2.5 Priorité de passage
L'autorisation d'organiser n'implique pas d'accorder systématiquement la
priorité de passage aux épreuves qui ne bénéficient pas de l'usage privatif
de la route.
3. Signalisation et protection du parcours
3.1 Signalisation
La
signalisation du parcours doit être efficace et très lisible pour tous les
participants de l'épreuve. Elle doit désigner la direction à prendre, sans
ambiguïté et sans qu'elle génère la moindre hésitation de la part des
concurrents et suiveurs. Le fléchage ou le marquage au sol sera effectué de
façon réglementaire (emploi de peinture blanche interdite) conformément aux
dispositions de l'instruction interministérielle sur la signalisation
routière du 30 octobre 1973 (chapitre VI, article 118-7 : marquage de la
chaussée par des tiers). Les marquages seront de couleur jaune et devront
avoir disparu soit naturellement, soit par les soins desorganisateurs, 24
heures après l'épreuve. Les différents points stratégiques du parcours
pourront également être matérialisés par un affichage par panneaux ou à
l'aide d'un drapeau jaune.
3.2 Protection
Pour
assurer la protection de passage dans les carrefours où il faut rendre la
course prioritaire, il sera mis en place, entre autre, des moyens matériels,
barrières de type K2, et des moyens humains, des signaleurs équipés de
piquets mobiles (vert - rouge) de type K 10. La zone d'arrivée serra
protégée, de part et d'autre de la chaussée (et sur une distance
convenable) par des barrières de protection assemblées, voire des cordages
tendus par des piquets.
3.3 Obstacles
L'organisateur doit signaler oralement aux concurrents, avant le départ de
la course (lors de l'appel des coureurs), tout obstacle qu'il peut
raisonnablement connaître ou prévoir et qui représente un risque réel pour
la sécurité des coureurs ou des suiveurs. Ainsi l'organisateur signalera en
amont, à une distance suffisante, les rétrécissements soudains de la route
en créant un rétrécissement graduel par des moyens adéquats et de couleur
voyante.
4. Sécurité des compétiteurs et du public
4.1 Affiliation et assurance
Chaque
compétiteur doit être engagé régulièrement. C'est à dire qu'il doit être
titulaire d'une licence en cours de validité, délivrée par sa fédération
sportive. Cette licence délivrée par un club implique :
- que
le compétiteur ait satisfait à un examen médical de non contre indication à
la pratique du cyclisme de compétition, conformément aux dispositions en
vigueur;
- que
le compétiteur connaisse les garanties contractuelles et optionnelles
offertes par l'assurance souscrite en même temps que la demande de licence.
Chaque
organisateur doit solliciter une assurance "responsabilité civile" couvrant
les risques encourus par les participants et l'ensemble des personnes
associées à l'organisation. Si les règlements particuliers de la fédération
organisatrice le permettent, chaque compétiteur non licencié doit présenter,
au départ d'une épreuve autorisant ce type de participation, un certificat
médical de non contre indication à la pratique du cyclisme de compétition
(ou sa photocopie certifiée conforme par l’intéressé), datant de moins d’un
an, conformément au décret n° 87-473 du 1er juillet 1987. Chaque compétiteur
non licencié doit être assuré en "individuelle". L'organisateur doit
obligatoirement proposer une assurance individuelle à l'intention de ces
compétiteurs non licenciés.
4.2 Port du casque
Le port
du casque rigide, homologué en conformité avec les différentes normes
officielles de sécurité en vigueur, est obligatoire pour tous les
compétiteurs dans toutes les épreuves. Cependant, les épreuves françaises
des classes 1 à 4 et sont soumises à des dispositions particulières prévues
par l’article 1.3.031 des règlements de l’Union Cycliste Internationale
(partie organisation générale du sport cycliste).
4.3 Structures de secours
Pour
toutes les épreuves, un dispositif prévisionnel de secours proposé par
l’organisateur et apprécié par les services compétents doit être mis en
place. Les dispositions relatives à cette structure seront fonction de
l'importance de la manifestation et de la nature du parcours.
| MOYENS A METTRE EN
PLACE NATURE DE
L'EPREUVE |
| |
Circuit inférieur ou égal à 10 Km |
Circuit supérieur ou égal
à 10 Km |
Ville à Ville
ou par étapes |
| Signaleurs statiques ou à
moto aux points
stratégiques ou il faut
rendre l'épreuve prioritaire |
OUI |
OUI |
OUI |
| Deux secouristes titulaires
de l' AFPS (1)
|
OUI |
OUI |
OUI |
| Ambulance |
|
OUI |
OUI |
| Médecin |
|
Joignable et disponible à tout moment |
|
| Dispositif de secours (2)
|
OUI |
OUI |
OUI |
Le
tableau ci-dessous précise la nature du dispositif à mettre en place selon
la nature de l’épreuve.
1 : ces
deux secouristes doivent être titulaires de l’attestation de formation aux
premiers secours
2 : un
local ou un lieu matérialisé ( véhicule sanitaire) avec un brancard, des
couvertures et des trousses de secours pour assurer les premiers soins, par
les deux secouristes, mentionnés ci-dessus
•
Les dispositions ci-dessus s’appliquent à toutes les formes de compétition
se disputant sur la voie publique et notamment les épreuves de cyclo-cross
et de VTT. Dans l’hypothèse d’une épreuve disputée dans une enceinte ne
relevant pas du domaine public, il convient d’appliquer les mêmes
dispositions.Pour les épreuves cyclosportives,
deux
ambulances doivent être intégrées aux structures de l’épreuve et la présence
d’un médecin est obligatoire (2 à partir de 150 participants). Un
centre de secours doit pouvoir être joint à tout moment par le (ou les)
médecin(s).
Dans tous les cas,
l'organisation des secours d'urgence devra être prévue selon les
dispositions de la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 et du décret n° 87-1005 du
16 décembre 1987.
L'article 2 du titre II de la loi n° 86-11 du 6 janvier 1986 traite de
l'aide médicale urgente. Il précise que
"L'aide médicale urgente a pour objet, en relation notamment avec les
dispositifs communaux et départementaux d'organisation des secours, de faire
assurer aux malades, blessés et parturientes (femmes qui accouchent), en
quelque endroit qu'ils se trouvent, les soins d'urgence appropriés à leur
état."
Le
décret n° 87-1005 du 16 décembre 1987 précise dans son article 5 du chapitre
I (Mission des unités participant au service d'aide médicale urgente
appelées SAMU) :
"Les SAMU peuvent participer à la couverture médicale des grands
rassemblements suivant les modalités arrêtées par les autorités de police
concernées."
Compte
tenu de la diversité des épreuves cyclistes organisées sur la voie publique
et de la difficulté d'établir un principe général en matière de dispositif
prévisionnel de secours, la structure à mettre en place doit être adaptée à
l'importance de l'épreuve et à la nature du parcours.
5. Circulation
5.1 Dans tous les cas
Lorsqu'une épreuve se déroule sur des voies ouvertes à la circulation
publique, le code de la route doit être impérativement respecté par
l'ensemble des concurrents et des accompagnateurs.
Les
organisateurs doivent mettre à l'avant de la course, une voiture "pilote"
qui assurera le rôle d'ouverture de course". Elle sera équipée d'une plaque
portant l'inscription très lisible : "Attention course cycliste". Elle
circulera plusieurs centaines de mètres à l'avant des coureurs. Ses feux de
croisement et de détresse seront allumés. Ce véhicule pourra être équipé
d'un gyrophare lorsqu'il précédera un groupe de plus de 10 cyclistes.
Des
motocyclistes, spécialement prévus à cet effet, pourront l'accompagner et
d'autres pourront assurer la protection des différents groupes de coureurs.
Toute intervention d'une association spécialisée dans ce domaine devra
faire l'objet d'une convention préalable entre celle-ci et le club
organisateur, afin de préciser les rôles de chacun.
Les
véhicules (officiels et techniques), prévus pour suivre la manifestation,
circuleront avec leurs feux de croisement allumés.
Les
véhicules médicalisés et/ou l'ambulance seront placés derrière le groupe le
plus important et, une voiture, dite "voiture balai" suivra le dernier
concurrent. A l'arrière de ce véhicule, un panneau portant l'inscription
très lisible, "Fin de course", indique alors au service d'ordre et au
public, la fin du passage (ou la fin de l'épreuve).
Les
différents véhicules seront reliés entre eux avec l'organisateur et avec le
service d'ordre, par une liaison radio, afin de faire face à toutes les
éventualités.
5.2 Courses disputées sur un circuit d'une distance inférieure ou égale à 3
kilomètres
Pour
ces épreuves, le dispositif d'accompagnement sera réduit (un véhicule à
l'avant et un à l'arrière).
Ces
épreuves nécessitent néanmoins un dispositif prévisionnel de secours et une
liaison entre les
différents points stratégiques.
5.3 Courses nocturnes ou semi-nocturnes
Elles
doivent obligatoirement se dérouler sur un circuit fermé à toute
circulation. L'éclairage (sans zone d'ombre) doit être efficace sur la
totalité du parcours.
La
durée probable d'utilisation de la voie publique sera mentionnée lors de la
demande d'autorisation, en ajoutant à celle-ci un délai minimum de 30
minutes avant et après l'arrivée.
5.4 Epreuves cyclo-sportives
Ces
épreuves de masse se déroulent de ville à ville et sont ouvertes à tous,
licenciés et non-licenciés. En fonction du nombre de participants, qui peut
atteindre plusieurs milliers dans certains cas, le départ pourra être donné
en plusieurs groupes. La durée d’utilisation de la voie publique sera
régulée en jouant sur la distance et sur la moyenne horaire minimum
imposée à la voiture balai (entre 18 et 22 km/h, selon le profil et la
distance) ; les participants dépassés par la voiture sont automatiquement
mis hors épreuve par retrait du dossard ou de la plaque d’identification.
6. Dispositions concernant les signaleurs
6.1 Statut
Les
signaleurs sont des bénévoles majeurs, titulaires du permis de conduire en
cours de validité. Il est en effet indispensable d'avoir une bonne
connaissance des règles et de la pratique de la circulation routière pour
faire utilement respecter une priorité de passage ou signaler aux autres
usagers de la route, une épreuve cycliste. Ils ont mission d’informer les
autres usagers de la route de la priorité de passage accordée à l’épreuve.
6.2 Agrément
Il
est laissé le soin aux organisateurs de présenter à l'agrément du préfet et
sous leur responsabilité, des personnes dont ils se seront assurés qu'elles
sont dignes de confiance. Le préfet sera en mesure d'accorder l'agrément au
vu de la lettre de présentation datée et signée par les organisateurs,
comportant les noms, prénoms, âge, adresse et numéro de permis de conduire
des postulants. Le fait de faire figurer les noms de ces personnes sur
l'arrêté d'autorisation vaudra agrément.
Les
clubs organisateurs auront la possibilité d'établir une liste annuelle de
signaleurs potentiels à partir desquelles ils proposeront des signaleurs
pour une épreuve précise. Néanmoins, dans la grande majorité des cas, la
présentation des signaleurs se fera pour une épreuve déterminée. Afin de
permettre aux services préfectoraux de prendre l'arrêté d'autorisation dans
de bonnes conditions, l'organisateur devra déposer la liste des noms des
signaleurs, 3 semaines avant la date de l'épreuve.
L'agrément accordé aux signaleurs peut leur être retiré s'il apparaît qu'ils
ne se sont pas conformés à l'exercice de la mission qui est la leur.
6.3 Equipement
Les
signaleurs doivent être identifiables au moyen d'un brassard ou d'une
chasuble, marqués "course". Ils doivent être porteurs, individuellement,
d'une copie de l'arrêté préfectoral autorisant l'épreuve.
Les
signaleurs doivent utiliser des piquets mobiles à deux faces de modèle K10
(un par signaleur).
Ces
piquets, qui comportent une face rouge et une face verte, permettent donc
aux usagers de savoir si la route est libre ou non.
En
outre, des barrières de type K2, pré signalées, sur la quelle l'indication
"course cycliste" sera inscrite, pourront être utilisées, par exemple
lorsqu'un signaleur "couvre" un carrefour à plusieurs voies.
Les
équipements mis en place devront être présents, un quart d'heure au moins,
une demi-heure au plus, avant l'heure de passage théorique de l'épreuve. Ils
seront retirés au plus tard un quart d'heure après le passage du véhicule
annonçant la fin de la course (voiture balai).
6.4 Rôle
Dès
lors que la priorité de passage est accordée à une course cycliste, les
signaleurs facilitent le déroulement de l'épreuve. Leur
mission consiste à prévenir les autres usagers de la route de la priorité de
passage de la course. Ils peuvent stopper momentanément la circulation
chaque fois que cela est nécessaire. Ils ne disposent pas de
pouvoirs de police, notamment de pouvoir d'injonction, à l'égard des usagers
qui ne respecteraient pas la priorité. Par contre, ils doivent rendre compte
au plus tôt et avec le plus de précision possible de tout incident à
l'officier de police judiciaire le plus proche, présent sur la course. Les
signaleurs mis en place devront être présents, un quart d'heure au moins,
une demi-heure au plus, avant l'heure de passage théorique de la course.
6.5 Nombre
Le
nombre de signaleurs nécessaire au bon déroulement d'une épreuve est proposé
par l'organisateur et validé par les services préfectoraux, en liaison avec
l'organisateur. L'importance de l'épreuve considérée est jugée, eu égard,
notamment au nombre de participants, à la présence d'un public nombreux,
à l'encombrement de la voie publique qu'elle engendre, à sa date de
déroulement, au lieu où elle se déroule. Un nombre excessif de signaleurs
exigés, de l'ordre de plusieurs dizaines pour un circuit très local,
se traduirait effectivement par une mise en place difficile sur le terrain,
voire par l'impossibilité matérielle, pour l'organisateur, de présenter ces
signaleurs en nombre suffisant.
6.6 Mobilité
Conformément aux circulaires du Ministre de l’Intérieur du 8 octobre 1992
(NOR/INT/D/92/00284/C) et 22 juillet 1993 (NOR/INT/D/93/00158/C), dans le
cas des épreuves en ligne ou par étapes, les signaleurs pourront être
véhiculés d'un point à un autre du parcours, après passage des participants,
dans des conditions qui permettent d'assurer sans discontinuité la
sécurité sur l'ensemble du parcours. Les signaleurs à pied pourront être
remplacés par des signaleurs à moto qui se déplaceront au fur et à mesure de
la progression de l'épreuve.
6.7 Cas particulier des courses bénéficiant de l'usage privatif des voies
publiques
Ces
courses bénéficiant d'une présence importante des forces de l'ordre, il ne
devrait être fait appel aux signaleurs que dans des cas particuliers et
exceptionnels. En outre, dans ces cas, les signaleurs ne devraient
être mis en place que sur les points les moins dangereux de l'épreuve. En ce
qui concerne les grandes épreuves telles que le Tour de France, la présence
de signaleurs est à proscrire impérativement.
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